« Contrat d’engagement »
France Travail
&
Emploi discontinu
dans le secteur culturel
Depuis quelques mois, de plus en plus de personnes nous contactent et témoignent de pressions, de menace de radiation et d’autres comportements délétères de la part de France Travail concernant la mise en place du « Contrat d’engagement », progressivement imposé aux chômeur·euses.
Venu remplacer le Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi à France Travail, le « Contrat d’engagement » est censé fixer les « objectifs » des demandeur·euses d’emploi, leur « plan d’action » et les engagements réciproques avec leur conseiller·ère.
Obligatoire, qu’on perçoive du chômage ou le RSA, il prévoit un contrôle et une surveillance accrue sur les personnes, demandant notamment de justifier matériellement de 15 heures de recherche d’emploi hebdomadaire ; en cas de non-respect, les chômeur·euses sont menacé·es de sanctions pouvant aller jusqu’à la radiation et la suppression des allocations.
Les premiers récits qui nous sont parvenus témoignent de l’aggravation des conditions de recherche d’emploi et une nouvelle précarisation des chômeur·euses, alors que leur nombre ne fait qu’augmenter depuis 3 ans.
Nous redoutons également que ce « contrat » qui nuira à l’ensemble des chômeur·euses, ne fasse que fragiliser plus encore les travailleur·euses précaires des arts et de la culture en emploi discontinu, en ne prenant pas en compte les spécificités de leurs métiers.
Alors que le gouvernement annonce ponctionner 4 Milliards d’euros dans les caisses de l’UNEDIC – donc dans les cotisations sociales provenant des salaires des travailleur·euses,
nous souhaitons recueillir des témoignages sur les conditions de mise en place de ce nouveau dispositif auprès des travailleur·euses de la création, des arts et de la médiation en emploi discontinu* partout en France
*(intermittent·es du spectacle, artiste-auteur·ices, CDDU, CDD, CDII, auto-entrepreneur·euses…).










