• Sud Culture Solidaires porte plainte contre CAPRICCI FILMS, CAPRICCI PRODUCTION et BOBILUX

    Sud Culture Solidaires porte plainte contre CAPRICCI FILMS, CAPRICCI PRODUCTION et BOBILUX

    En octobre 2025, une enquête journalistique du média Les Jours recueillait le témoignage de 12 femmes, dénonçant des faits de harcèlement et de viols de la part de Thierry Lounas et Claire Bonnefoy, couple de producteur·ices et dirigeant·es des sociétés Capricci et Bobilux.

    Thierry Lounas est une figure majeure du cinéma indépendant français : producteur de longs métrages de fiction, il est à l’initiative (de la création) du média SoFilms. Il a également aidé Claire Bonnefoy, sa compagne, à créer sa société de production Bobilux.

    C’est dans ce contexte qu’une liste de salarié·es, intermittent·es ou prestataires, ayant rencontré ou travaillé pour ces producteur·ices, s’est mise à circuler. Cette liste, sous forme de tableur Excel, précise notamment le métier, le prénom, le nom, les mails et numéros de téléphone, la région d’activité, les projets sur lesquels la personne citée a travaillé, accompagnés de commentaires sur la qualité de son travail, ainsi que des propos de nature discriminatoire ou insultante. Le tout est accompagné d’un code couleur, allant de blanc (pour les personnes à qui rien n’est reproché) à rouge. Florilège : peuvent y être inscrits le fait qu’elles aient été enceintes, ou bien qu’ils ou elles soient « autistes », « relou », ou qu’elles demandent une rémunération pour leur temps de travail dit « informel ». Le sigle PDP (Professionnel de la Profession) revient fréquemment. Sous entendu : la personne compte un peu trop ses heures et entend se les faire rémunérer, comme c’est son droit.

    Le commentaire « syndicaliste » peut aussi être accolé, lorsque la personne est visiblement jugée trop regardante sur ses conditions de travail.

    Nous dénonçons le recours à de pareils fichages professionnels, accompagnés de commentaires infamants.

    C’est pour cette raison que Sud culture Solidaires a décidé de saisir la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et porter plainte auprès du parquet de Bordeaux, pour « délit de collecte par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite ».

    Depuis la publication de cette liste, le climat de travail dans le milieu du cinéma s’est particulièrement dégradé. Entre suspicion et ambiance délétère, les travailleur·euses ne se sentent pas en confiance, ont peur de parler et d’exiger le respect du code du travail.

    Les difficultés économiques auxquelles font face les milieux du cinéma et de la culture en général favorisent un tel climat. (L’exemple le plus récent : la demande du Medef d’élever le seuil de l’intermittence à 557H, plongeant encore davantage de monde dans l’insécurité et la précarité).

    Tant que nos conditions de travail nous seront défavorables, nous resterons exposés à ces formes de violence.

    Nous dénonçons aussi les actes de violences sexuelles et harcèlement, pour lesquels une enquête est déjà en cours. Il faut mettre fin au sentiment d’impunité dont le patronat pense jouir, dans un milieu où le réseau permet de trouver du travail, bien plus que les CV et les lettres de motivation.

    En tant que syndicat, nous ne nous tairons pas. Nous apportons tout notre soutien aux victimes et continuerons de les accompagner dans leur lutte pour la justice.

    Face à ces violences, le patronat nous souhaite isolé·es et divisé·es. Mais travaileur·euse, tu n’es pas seul·e ! Luttons collectivement pour nos droits et des conditions de travail dignes !

    Si vous pensez être sur cette liste, que vous souhaitez en savoir plus sur l’action en justice ou vous défendre, vous pouvez contacter Sud Culture Solidaires à : contact@sud-culture.org

    Sud Culture Solidaires, branche Cinéma

    contact@sud-culture.org / www.sud-culture.org

  • Intermittence pour toustes !

    Nous apprenons que le MEDEF, organisme patronal représentant les employeur·ses dans de nombreuses instances, demande une augmentation du nombre d’heures nécessaires à l’ouverture des droits à l’intermittence (557 heures au lieu des 507 actuelles). Cette demande aura lieu lors des négociations de l’UNEDIC, chargée de la gestion de l’assurance chômage ; le MEDEF s’attaque une nouvelle fois aux intermittent·es qui subissent déjà un plan de licenciement déguisé et massif dans le secteur culturel.

    Cette année encore, cette provocation s’inscrit dans une réalité de plus en plus brutale pour l’intégralité de l’assurance chômage, qui est notre bien commun.

    Nous dénonçons ici une volonté de fragiliser le secteur culturel et l’assurance chômage toute entière, nous dénonçons un mépris des travailleur.se.s précaires.

    Ces attaques constantes au statut d’intermittent·e ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Depuis plusieurs années, des statuts encore plus précaires se sont vus fragilisés : les guides-conférencier·ères perdent l’intermittence en 2014, les agent·es d’accueil connaissent une externalisation et une sous-traitance de leur contrat qui favorisent l’exploitation et le salariat déguisé, de trop nombreuses artistes-auteur·ices sont au RSA. Défendre l’intermittence du spectacle, c’est s’opposer à des politiques d’exploitation qui dominent dans le secteur culturel. Cette demande du MEDEF prouve leur mépris envers les travailleureuses précaires : 50 heures, ce n’est pas un chiffre anecdotique,
    c’est deux heures de plus que la limite de travail hebdomadaire autorisé pour un·e technicien·ne, c’est donc plus d’une semaine de travail. 50 heures supplémentaires, c’est 10 000 ouvertures de droit en moins chaque année.

    Nous défendons aujourd’hui l’intermittence pour toustes les travailleureuses intermittent·es, mais plus globalement, nous nous battons pour des conditions de travail dignes pour toustes les travailleureuses précaires du secteur culturel et de tous les secteurs. Nous ne pouvons pas oublier nos camarades exploité·es par les politiques de sous-traitance, forcé·es à faire de l’auto-entreprenariat sans salaire stable. Notre lutte est celle d’un revenu stable pour chaque travailleureuse discontinu ou en emploi.

    Le MEDEF veut rajouter 50 heures, nous exigeons de supprimer 88 heures pour accéder au régime de l’intermittence du spectacle, soit 419 heures ! c’est le nombre moyen annuel d’heures travaillées par les intermittent.e.s du spectacle en France. 

    Nous exigeons :

    – l’abaissement des heures nécessaires pour ouvrir des droits à 419 heures maximum à partir de l’année 2026 ;

    – une réintégration des travailleur.se.s des festivals et des guides conférencier·ères  dans le régime d’indemnisation de l’intermittence ;

    – une réglementation claire de l’externalisation des emplois précaires pour empêcher et interdire le salariat déguisé ;

    – la continuité des revenus pour toustes les artistes-auteurices.

    Nous appelons à rejoindre la mobilisation du mercredi 25 février 2026 à 9h devant l’UNEDIC à Paris
    et devant toutes les lieux du MEDEF et de l’UNEDIC en France

    Sud Culture Solidaires
    Sud Culture Solidaires
  • Vidéo – Guide-conférencièr•e : un métier précarisé

    Anouk Colombani, guide-conférencière nationale, militante à Sud Culture Micam et Solidaires 93, nous parle de son métier de guide-conférencière. Un métier de création et de lien social, précarisé, dévalué ; exercée par une grande majorité de femmes.

    ***Erratum : les guides conférencières RMN sont assimilées fonctionnaires (et pas assimilées fonctionnaire, comme dit dans la vidéo).

    Ce séminaire est organisé par la commission arpentages de Cultures en lutte IDF.

    Pour les suivre : cultures_en_lutte_idf (instagram)

  • Les travailleur·euse·s
    de la transmission
    culturelle en soutien
    à la grève du Louvre !

    Depuis le 15 décembre dernier, les professionnel·le·s du Louvre sont en grève à cause du manque d’efectifs et de moyens qui dégradent leurs conditions de travail au quotidien. Les adhérent·e·s de la branche “Métiers de la Transmission Culturelle” de SUD-Culture Solidaires déplorent le manque de réponses favorables de la Direction et du Ministère de la Culture. Nous tenons à exprimer notre plein et entier soutien aux salarié·e·s du Louvre et souhaitons les rejoindre dans leurs revendications, qui nous touchent directement en tant que travailleur·euse·s externes du musée.

    Et ici en en anglais

  • Vidéo – Sous-traitance et externalisation dans les établissements culturels

    Vidéo – Sous-traitance et externalisation dans les établissements culturels

    Thibaud Renzi, militant à Sud Culture MICAM IdF et membre de la commission juridique de Sud Culture, nous parle du statut et des conditions de travail des agents d’accueil externalisé·es dans les établissements publics culturels et relate la récente plainte déposée par Sud Culture, Sud PTT et Solidaires à l’encontre de la Maison de la Radio et du Muséum d’Histoire Naturelle.

    Pour en lire plus concernant les plaintes déposées :
    https://sud-culture.org/2025/09/22/nous-deposons-2-nouvelles-plaintes-contre-des-etablissements-culturels/
    https://sud-culture.org/2024/10/18/nous-deposons-plainte-contre-4-etablissements-culturels/

  • Aubervilliers, cours de droit du travail : les statuts et régimes d’emploi de la culture, mardi 20 janvier 2026

    L’Union locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise régulièrement des formations gratuites en droit du travail ouvertes à toutes et tous.

    Le prochain cours aura lieu le mardi 20 janvier 2026 de 18h30 à 20h30 et aura pour thème : les statuts et régimes d’emploi de la culture (intermittence, artiste auteures, auto-entrepreneuriat, CDDU…)

    Le cours sera animé par des syndicalistes de SUD Culture MICAM (Métiers Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation Île de France).

    Rendez-vous à la Bourse du travail d’Aubervilliers, bas de la rue des 21 appelés (métro Aimé Césaire L.12 ou bus Gardinoux L.35 et L.139).

  • Une institution culturelle parisienne expulse des mineurs isolés 

    Ce vendredi 19 décembre 2025, le Collectif des Jeunes du parc de Belleville a occupé les Plateaux Sauvages, théâtre municipal de la mairie du 20e arrondissement de Paris, pour réclamer leur droit au logement, en écho à la Journée Internationale des migrant·es qui s’est tenue le 18 décembre. 

    Des centaines de jeunes vivent toujours dans les rues de Paris et sa banlieue. Les pouvoirs publics doivent pouvoir trouver urgemment une solution. 

    Les Plateaux Sauvages sont un lieu institutionnel de la culture affichant des valeurs d’entraide, de solidarité et d’ouverture. Nous déplorons la réaction de la direction des Plateaux Sauvages qui n’a pas hésité à faire appel aux forces de l’ordre pour évacuer les mineurs et leurs soutiens présent·es. Ce lieu étant sous tutelle de la mairie de Paris, interlocuteur qui ignore les mineurs isolé·es depuis plusieurs mois et qui les a violemment expulsé·es de la Gaîté Lyrique le 18 mars 2025, c’est à nouveau toute la chaîne institutionnelle publique qui applique des politiques violentes et racistes. Le milieu culturel sert de plateau pour les appliquer.

    A l’heure de la bataille culturelle contre l’extrême droite, nous constatons qu’une nouvelle fois un établissement culturel désavoue par les actes ce qu’il professe en parole.

    Cette violence institutionnelle banalise la xénophobie, le rejet de l’autre et la culture de l’exclusion. Elle légitime l’appareil répressif et le racisme d’État.

    Le milieu de la Culture en proie à une précarité croissante, dans un contexte de coupes budgétaires, doit appliquer ses valeurs de solidarité et faire bloc. 

    Nous revendiquons des logements décents, la régularisation et un accompagnement digne pour toustes les mineurs isolé.e.s et le soutien indéfectible du monde de la culture à toustes les sans-papiers. Nous refusons que nos lieux de travail deviennent le terreau des idées d’extrême-droite.

    Sud Culture Solidaires - Spectacle vivant et création
  • AFDAS : rassemblement le 18 décembre

    Depuis mi-octobre, l’AFDAS (Assurance formation des activités du spectacle) a gelé le financement des formations des artistes-auteur·ices, des journalistes pigistes et des intermittent·es. Nous nous mobilisons pour défendre notre droit à la formation !

    Soyons nombreux·ses le 18 décembre 2025 à 9h devant le siège de l’AFDAS (66 rue Stendhal 75012 Paris)pour faire entendre notre mécontentement et nos revendications pour 2026 en ce jour de conseil d’administration de l’AFDAS.

    Ce gel des financements de nos formations poursuit un processus de délitement de nos droits remarqué dès l’année dernière, notamment à travers une redéfinition des critères d’attribution et une réduction des champs de formations envisageables.
    Ce remaniement des critères rend compte d’un manque de considération des enjeux contemporains de la culture, négligeant la transdisciplinarité des pratiques.
    Pire encore, avec la suspension totale des financements ce sont aussi les formations obligatoires de sécurité qui ne sont plus financées (CACES, travail en hauteur, habilitation électrique, secourisme, etc.) alors qu’elles sont obligatoires et demandées par les employeur·ses.

    Nous rappelons que pour beaucoup d’intermittent·es, notamment dans le secteur évènementiel et du spectacle vivant qui effectuent beaucoup d’heures sur les festivals estivaux, les mois de novembre, décembre et janvier sont les mois privilégiés pour la formation.
    Cette coupure brutale d’un trimestre entier est intervenue sans aucun préavis et n’a d’abord été transmise qu’individuellement par mail ou téléphone. Aujourd’hui encore, cette annonce n’est pas communiquée assez clairement par l’AFDAS, et par les syndicats représentatifs y siégeant.
    Lors de la première coupure, il a été avancé qu’elle était due au nombre croissant de demandes de la part des artistes auteur·ices et à la non participation financière de certains Organismes de Gestion Collective (OGC) ; il a ensuite été vaguement évoqué d’autres réponses floues : répercussion des années Covid, baisse du volume d’embauches, épuisement d’un fonds européen, augmentation des coûts de formations, etc., sans aucune réponse claire sur la non anticipation du manque de liquidité et la coupure brutale du jour au lendemain.

    À la violence matérielle de se retrouver privé·es de nos droits, s’ajoute la violence politique d’être laissé·es dans l’ombre. Nous exigeons transparence et réparation de la part de toutes les structures siégeant à l’AFDAS.

    Pour palier le manque d’argent pour le financement de nos formations, nous demandons l’augmentation des cotisations des employeurs, notamment en revalorisant les salaires (stagnation des salaires = stagnation des cotisations), la fin des rémunérations à la prime (défiscalisées et désocialisées) et l’obligation des OGC et des grands événements internationaux à cotiser pour la formation des Travailleur•euses du secteur.

    Un retour des financement et de nouvelles règles sont annoncés pour la mi-janvier 2026 : nous ne tolérerons pas une nouvelle dégradation de notre droit à nous former.

    Nous exigeons le droit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs à un accès à la formation !

    Dans ce contexte, nous demandons entre autre :

    • Des explications publiques, claires et précises sur ces coupures brutales ;
    • Une transparence totale et permanente de l’ensemble du budget de l’AFDAS ;
    • La contribution obligatoire des OGC (Organismes de Gestions Collectives) ;
    • La sanctuarisation des budgets alloués aux formations obligatoires ;
    • La mise en place de procédures de recours officielles (actuellement inexistantes) ;
    • La réévaluation de critères d’attribution qui ont été abaissés.

    Aussi, dans le contexte actuel nous réclamons la fin de la politique d’austérité qui touche les services publics en général, et le service public de la culture en particulier ainsi qu’une révalorisation générale des salaires afin de combler l’inflation et augmenter les parts de cotisation des employeurs.

    STUCS Syndicat des Travailleur·euses Uni·es de la Culture et du Spectacle – CNT-SO
    STAA Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices – CNT-SO
    SUD Culture Micam– Métier Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation – Solidaires
    SIPMCS Syndicat Interprofessionnel de la Presse, des Médias de la Culture et du Spectacle – CNT-F
    12 décembre 2025

  • Cultures en grève – Gazette n°3

    Dans ce 3e numéro de la gazette, on vous propose un mois de novembre marqué par de nombreux combats : la Journée du souvenir Trans du 20 novembre, la Journée contre les Violences sexistes et sexuelles du 25 novembre.
    Mais aussi des luttes contre l’extrême droite et le patriarcat, et plusieurs cas de répression syndicale visant des camarades qui ont décidé de se battre !

    25 novembre : toustes en lutte contre les violences sexistes et sexuelles !

    Contre l’ennemi des travailleurs et des travailleuses, mettons un syndicat en face d’eux !

    On le rappelle, cette gazette est à nous toustes, donc n’hésitez pas à y participer, proposer des articles, remonter des infos etc.

    Au sommaire :

    • « Pas de fachos à Verdun, pas de messe pour Pétain »
    • Valence : « C’est un scandale », une cinquantaine d’archéologues manifestent devant le chantier de la cathédrale pour dénoncer l’absence de fouilles préalables
    • Non à la répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont ! Retour sur la mobilisation du 17 novembre
    • Magasin CNAC de Grenoble : SUD Culture Solidaires dénonce une institution qui protège ses agresseur·ses et le manquement de la structure face à ses obligations en tant qu’employeur
    • 25 novembre 2025 : toustes dans la rue contre le patriarcat
    • Retours sur les journées interbranches Spectacle vivant, Cinéma et Métiers du livre
    • Une section syndicale c’est quoi ?
    • Des sections prennent la parole pour raconter leur histoire
    • Prochains rdv de Sud Culture

    Le numéro 3 de la gazette est à découvrir, lire, télécharger sur le site de Sud Culture.

    https://sud-culture.org/2025/12/03/cultures-en-greve-gazette-n3

  • AFDAS « Elle est où la moulaga ? »

    Cette mesure poursuit un processus de délitement de ces droits remarqué dès l’année dernière, notamment à travers une redéfinition des critères d’attribution et une réduction des champs de formations envisageables. Ce remaniement des critères rend compte d’un manque de considération des enjeux contemporains de la culture, négligeant la transdisciplinarité des pratiques.


    Pire encore, avec la suspension totale des financements, ce sont aussi les formations obligatoires de sécurité qui ne sont plus financées (CACES, travail en hauteur, habilitation électrique, secourisme, etc.) alors qu’elles sont obligatoires et demandées par les employeur·ses.

    Nous rappelons que pour beaucoup d’intermittent·es, notamment dans le secteur évènementiel et du spectacle vivant qui effectuent beaucoup d’heures sur les festivals estivaux, les mois de novembre, décembre et janvier sont les mois privilégiés pour la formation. La temporalité choisie pour suspendre l’accès aux formations n’est donc pas anodine.

    Cette coupure brutale intervient sans aucun préavis et n’est transmise qu’individuellement par mail ou téléphone lors des refus de financement. Aucune communication claire et explicite n’est fournie ni par l’AFDAS ni par les syndicats représentatifs y siégeant.

    Lors de la première coupure, il a été avancé qu’elle était due au nombre croissant de demandes de la part des artistes auteur·ices et à la non participation financière de certains organismes de gestion collective. Il a ensuite été vaguement évoqué d’autres réponses floues : répercutions des années Covid, baisse du volume d’embauches, épuisement d’un fonds européen, etc., sans aucune réponse claire sur la non anticipation du manque de liquidité et la coupure brutale du jour au lendemain.

    À la violence matérielle de se retrouver privé·es de nos droits, s’ajoute la violence politique d’être laissé·es dans l’ombre.

    Nous exigeons transparence et réparation de la part de toutes les structures siégeant à l’Afdas.

    Dans ce contexte, nous demandons :

    • Des explications publiques sur ces coupures brutales ;
    • Le droit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs à un accès à la formation ;
    • Que soient prises en charge toutes les formations adressées à l’AFDAS ;
    • Une transparence totale et permanente de l’ensemble du budget de l’AFDAS ;
    • La contribution obligatoire des OGC ;
    • Le maintien du seuil d’accès à la formation ;
    • L’absence de période de carence entre deux formations ;
    • L’impossibilité d’interrompre une formation en cours : en cas de suspension ou d’épuisement des budgets, la possibilité d’aller au bout de la formation ;
    • La mise en place de procédures de recours officielles (actuellement inexistantes) ;
    • La réévaluation de critères d’attribution qui ont été abaissés.

    Aussi, dans le contexte actuel, nous demandons la fin de la politique d’austérité qui touche les services publics en général, et le service public de la culture en particulier.

    STUCS Syndicat des Travailleur·euses Uni·es de la Culture et du Spectacle – CNT-SO, STAA Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices – CNT-SO, SUD Culture – Métier Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation – Solidaires
    28 novembre 2025